Le crowdfunding

Voici le texte du crowdfunding que nous avons lancé sur KissKissBankBank.
Joignez-vous à nous ! Joignez-vous à la danse !!

Nous habitons le Dries, un quartier ancien, fragile et attachant où chaque arbre compte et où l’eau clapote juste en dessous nos maisons, tout près du Ring et du zoning industriel de Forest-Anderlecht.

Forest subit depuis quelques années une invasion massive de projets immobiliers alors que des habitats neufs restent vides, que des chantiers font faillite, que l’environnement – eau, air, arbres – se dégrade à toute vitesse.

Nos espaces verts disparaissent sous les pelleteuses dans le Bempt, aux Huileries, dans le quartier Dumonceau ou au Bois de la Grappe : quelle que soit la majorité politique en place, de moins en moins de vert, de plus en plus de gris.

Au bénéfice de qui ? Pas des habitants des quartiers les moins fortunés qui sentent l’air se raréfier faute d’espaces verts !

Et cette fois, c’est trop : le seul petit poumon du Dries, entre Neerstalle et Armée Britannique, a été ratissé laminé démembré par le promoteur Willemeneke qui flirte avec toutes les illégalités, au bénéfice d’un projet démesuré.

Le 7 février, la commune dresse un PV pour travail sans permis de chantier et le 8 février les permis d’environnement et d’urbanisme viennent à expiration si les travaux n’ont pas manifestement commencé (nous expliquons tout cela plus clairement ici). Ont-ils commencé ? D’après un huissier de justice assermenté, non ! Et si on considérait contre toute logique qu’ils ont commencé, c’est illégalement puisqu’il y a eu procès verbal pour infraction urbanistique ! Dans les deux cas, ce chantier a perdu ses permis et il est illégal, d’autant que plusieurs des conditions du permis d’urbanisme ne sont pas respectées…

Les habitants s’émeuvent et appellent le bon sens de la commune au secours : il y a déjà trois litiges anciens ici avec ce promoteur / entrepreneur qui se soucie comme un poisson d’une pomme de l’impact des mouvements de la nappe phréatique sur nos maisons, des vibrations et de l’existence du ruisseau du Koolhofbeek. « Le Koolhofbeek, s’il existe devra être dévié ! » – hors du chantier, s’entend, vers nos maisons par exemple…

« Tout à l’égout, et un bon béton ! » : c’est l’architek’ du chantier qui le dit…

Courriels, photos, mails, affichages, interpellation communale, interventions argumentées des conseillers, campagne de sensibilisation des conseillers et échevins, rien n’y fait : Forest reste de bois (lol).

NOUS ! Cinq habitants, collés au chantier, aurons cette audace soutenus par nos amis du quartier et d’ailleurs : personne n’ose aujourd’hui s’opposer à un chantier abusif parce que c’est cher, très cher, trop cher. C’est ce qui permet aux promoteurs de s’asseoir sur les lois et de défoncer l’environnement en toute impunité.
Nous avons tous besoin d’une jurisprudence neuve sur la question d’une application actualisée du COBAT !
Nous en avons assez !
LE CLIMAT, C’est ICI et MAINTENANT !
Nous voulons pour tous un urbanisme en ville qui tienne compte des GENS, des ARBRES, des BIOTOPES, de l’EAU, du SOL, de L’AIR. De la VIE, en fait…

  • faire arrêter ce chantier illégal
  • faire entendre la voix du climat, d’un environnement sécure et à taille humaine
  • et être les ouvreurs de porte d’une nouvelle jurisprudence en empêchant que des permis bidon tiennent le pavé (pardon le béton).
  • Dans l’immédiat, 5000€ pour faire bloquer le chantier par une décision de justice : cette étape est capitale pour que l’irréparable ne soit pas commis en termes d’environnement. La première comparution dans le cadre du procès contre Willemeneke a lieu ce jeudi 25 avril !!
  • Ensuite (si nous parvenons à interrompre l’avancée des travaux) 3000€ pour qu’il soit dit que nous avons raison : les permis sont bien périmés (et pour qu’un nouveau projet raisonnable, respectueux, à taille humaine puisse être mis en place).
  • Peut-être 5000€ pour faire face à une procédure en appel, si nous gagnons.
  • Et enfin 1400€ si nous perdons en appel, pour les frais de justice de l’adversaire.